Le Japon surveille la crise du détroit d’Ormuz sans évoquer de menace existentielle
Le gouvernement du Japon a indiqué que la crise actuelle dans le détroit d’Ormuz ne constituait pas, à ce stade, une situation menaçant la survie du pays.
Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du cabinet Minoru Kihara a expliqué que le Japon ne considérait pas la situation actuelle comme un cas nécessitant l’exercice du droit de défense collective.
Cette déclaration intervenait en réponse à des informations relayées par un média américain affirmant que Iran aurait commencé à poser des mines dans le détroit stratégique.
Un scénario déjà évoqué dans les débats de sécurité
Lors des discussions parlementaires sur les réformes de la législation de sécurité nationale, un blocus du détroit d’Ormuz provoqué par des mines avait été cité comme exemple hypothétique d’une situation pouvant menacer la survie du Japon.
Dans un tel scénario, le pays pourrait être amené à exercer son droit de défense collective, qui permet aux Forces japonaises d’autodéfense de soutenir des alliés en cas de menace directe pour la sécurité nationale.
Toutefois, Minoru Kihara a souligné que toute décision serait prise en fonction des circonstances concrètes et de l’évolution de la situation.
Une première depuis la rupture diplomatique de 1972
Selon plusieurs observateurs, il s’agirait de la première visite d’un Premier ministre taïwanais au Japon depuis 1972, année marquée par la normalisation des relations diplomatiques entre Tokyo et Pékin.
Cette année-là, le Japon avait officiellement reconnu la République populaire de Chine, rompant ses relations diplomatiques formelles avec Taïwan.
Depuis lors, les relations entre le Japon et Taïwan se sont poursuivies de manière non officielle, notamment à travers des échanges économiques, culturels et parlementaires.
Une approche diplomatique privilégiée
Face aux tensions dans la région, le gouvernement japonais affirme continuer à suivre la situation avec une « vive préoccupation ».
Tokyo entend poursuivre ses efforts diplomatiques en coopération avec la communauté internationale afin de favoriser une désescalade.