🖌️ Quand le pinceau trace le lien social : La calligraphie comme outil de cohésion au Japon.
À Nara, berceau historique de l'archipel, près de 900 enfants ont participé début janvier au traditionnel rituel de calligraphie du Nouvel An (Kakizome). Au sein du sanctuaire de Kashihara, ces jeunes élèves ont tracé leurs premiers vœux de l'année.
Cet événement, bien que traditionnel en apparence, est un cas d'école pour l'analyse des politiques culturelles et éducatives locales :
La transmission de l'identité : En écrivant des thèmes comme « Printemps à Yamato » (ancien nom de Nara), les enfants s'approprient les racines historiques de l'État japonais. C'est une éducation par l'art et le symbole.
Le rôle des "Educational Hubs" locaux : Le sanctuaire et les associations spécialisées ne sont pas seulement des lieux de culte ou de loisir ; ils deviennent des acteurs de l'éducation informelle. Ils complètent le cadre scolaire en transmettant des repères communs et une discipline du geste.
Cohésion et démographie : Dans un Japon marqué par le vieillissement, ces grands rassemblements intergénérationnels sont essentiels pour maintenir un tissu social vivant et projeter la jeunesse vers un avenir commun.
La calligraphie n'est pas ici une pratique figée dans le passé, mais un langage social qui relie technique, spiritualité et vie citoyenne.
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